04.09.2009

News au D day de la lésion cérébrale : le début de la fin !

Après 2 jours de bringue et excès 3B, la veille de mon examen, je décide de rester un peu trankilou. Evidemment, po réussi à trouver le sommeil, ma nuit a été en pointillé.
Coucher/lever/lire/fumer/prendre un verre de sky pour m’assommer/faire un câlin à Charles/manger un hot dog en regardant les filles d’à côté.
Lorsque j’ai constaté que je touchais le fond à regarder des âneries à la TV, hop hop hop, je décide de dépasser ma dose de médoc pour dormir.

 

Levée du pied gauche, j’ai râlé tite la journée, tout en étant obsédée par l’heure qui tournait.IRM.JPG
L’heure de l’IRM approchait à grand V.

Je me prépare avec une envie proche de celle de quelqu’un qui doit se prendre. Puis, je me traîne à l’hôpital du KB, avec un pied dans la tombe (si si, mon pied gauche traîne depuis plusieurs mois).
Bien que je connaisse cet hôpital presque par cœur, j’ai réussi à me perdre.
Ils avaient changé le numéro des portes cet été, mais le changement n’avait pas été reporté sur la convocation. J’arrive un peu à la bourre, mais ils l’étaient aussi.
A la finale, au lieu de 17h15, je suis passée à 18h30.

Durant mon temps de moisissure, j’ai croisé mon chirurgien vasculaire dans les couloirs.
Il m’a demandé de passer le voir juste après l’examen, afin de ne pas avoir à revenir un autre jour. (bien qu’étant crevée, mais ça m’a soulagée de ne pas avoir à me ronger les freins entre l’IRM et la consultation de diagnostic).

Je suis prise en charge, par un technicien, comment dire… euh… mou du genou.
Il met 15 mns à me faire mon injection (pour passer un IRM, on vous injecte un liquide qui permet de contraster l’imagerie).

Après m’avoir fait super mal avec son aiguille énorme (et pourtant, chui pas douillette, mais il a été bourrin !), il m’enferme dans le caisson pendant 45 mns !!!!!

Pour en avoir fait des IRM, j’peux vous assurer que le gars prenait un temps monstre à lancer les séquences.
Enfermée pendant 45 mns, n’ayant pas le droit de bouger (le pire c’est que mon nez me grattait ! En plus j'avais envie de caca), le cul commençait à être douloureux, les fourmis montaient dans les bras, et les crises de claustrophobies se manifestaient.

Le calvaire couplé à la fatigue, ont fait que j’ai craqué et  ai chalié comme une merde dans ce caisson avec la tête fixée dans un casque qui ressemble à une cage.
Une infirmière, aussi douce qu’un bourrin mexicain, est venue me libérer.
Sauf que j’ai eu un malaise. Je lui ai demandé un verre d’eau. Elle me l’apporte en me balançant un cruc très diplomate « si vous êtes aussi affaiblie, pourquoi vous traînez tout de seule ? ».
Elle a eu de la chance que je ne sois pas bien, car pour moins que ça, je renvoie les gens dans les ovaires de leur mère (personnel hospitalier ou pas ! Nanmého, je traîne po, je réponds à une convocation médicale ! Quelle conne !).
Elle me retire mon aiguille comme une barbarosse, et me fait un pansement à me scier le bras.

Vu que je commençais à atteindre mon point Godwin, j’ai demandé à sortir et attendre dans le couloir pour mon CD de l’examen.

J’me traîne chez mon chirurgien. La porte était fermée, mais il était encore là. Il m’ouvre, me propose de m’asseoir (chouette, j’avais pas déjà assez mal au cul).
Il charge l’IRM sur son ordi. Là je visualise plein d’images auxquelles je ne pife rien, ca reste néanmoins toujours impressionnant de voir des images de votre système cérébral (bon il y’en a une qui m’a faite marrer, c’est lorsqu’on voit le globe des yeux).

Mon chirurgien qui a une voix monocorde, et qui parle très bas, m’annonce que la lésion cérébrale n’apparaît plus, et que les résidus des hématomes non plus.
Etant crevée, et m’étant programmée d’avance à un diagnostic négatif, j’ai pas trop réagi, et je suis restée absente.
C’est lorsqu’il réalisait son CR sur son appareil enregistreur et que je regardais les comparaisons d’IRM, que j’ai comprite : ayé, l’épée Damoclès n’est plus.
Il souhaite me faire faire une artériographie pour confirmer le diagnostic (c’est un examen plus affiné que l’IRM).
Bien que ça induise une hospitalisation avec une anesthésie générale, je m’y rendrai avec le poids de l’angoisse en moins.

Donc voilà, après plus de 5 ans, j’ai à priori, enfin pu faire bouffer une épée à Damoclès et enfin pouvoir me concentrer sur mes séquelles cliniques, mais surtout ne plus avoir peur de faire des projets d’avenir.

02:22 Publié dans L'A.V.C parlons en | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) |

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