13.10.2008

My lonely planet, un samedi dans le 11e arrondissement

Samedi, j’ai décidé de me mettre un coup de pompe au derrière et avais prévu de passer au salon « des livres, des blogs », puis de me rendre par la suite à une exposition dans le quartier.

Non seulement je n’avais pas pris de plan, mais en plus, j’avais mal noté une adresse (à ma défense, je n'avais bu qu'un seul café lors de ma prise de note).neuneu.JPG
Pour le salon, pas de souci, c’était à
la mairie du 11e, juste à la sortie de la bouche du métro, bien que le trajet,

un samedi, ait été Survivor!

C’est à 18h, lorsque je suis sortie du salon, que le périple commença.

Aujourd’hui, j’en rigole, mais samedi je frôlais le "femme au bord de la crise de nerfs", d’autant que je vais avoir mes règles, et c’est une période d’incontinence lacrymale (celle où je chiale même devant Garfield le film)… quitte à faire des a/R à pettons, pendant 1h, j’aurais bien remis la main sur tous ceux qui m’ont mal orientée, pour leur mettre un coup de pompe dans le tibia, et qu’ils sentent ce que c'est de marcher en boitant, et de leur apprendre à indiquer un chemin qu’ils ne connaissent pas. Purée, mwa quand j'ai un doute, je m'abstiens.



Témoignage : En sortant de la mairie, j’ai vu qu’il y’avait un tabac, j’avais besoin de cigarettes (d’autant que je n’avais pas fumé durant 3h). Je m’y rends, et en sortant, j’ai fais l’erreur qui m’a amenée à la lose, nan au drame plutôt!

Je suis tombée sur 2 clients du tabac qui fumaient leurs clopes dehors, qui m’ont donné 2 infos contradictoires.
Evidemment, je râle "messieurs si vous n’êtes surs, dites le moi, j’ai difficulté à marcher, po envie que vous me baladiez ".

Là-dessus, ils bafouillent quelques excuses, et reviennent sur leurs indications "Oui bah nan, en fait il faut que vous descendiez vers la mairie ". (le pire, et je ne le savais pas encore, c'est que l'un des deux m'a indiqué le bon chemin, mais ils se chamaillaient à savoir qui avait raison, et ça m'a soulée)
En redescendant
la petite rue du tabac, j’ai réalisé qu’ils n’avaient pas l’air d’avoir bu que du tang (10 mns, c'est le temps minimal pour que mon cerveau traduise!), et que je devrais pitetre tempérer mes agacements, certes spontanés, mais un peu secs, l’un d’eux faisait 2m78 en hauteur, et 1m90 de large.

J’arrive au niveau de la mairie, et on m’indique que c’est plus bas du côté de Bastille (il était déjà 18h30). Pendant que je longeais les trottoirs retrecis de la rue de la Roquette, tentais de me faufiler entre les terrasses, les poubelles sorties, et les promeneurs, une lueur de lucidité! Mon hyppocampe stimulé a été recherché dans ma mémoire un peu en berne (vu que j'ai aussi une amnésie partielle) : berdel de morde,la rue folie mericourt, c’est une rue près d’Oberkampf, et ça n’avait rien à voir avec la Bastille, putain, faut que je remonte vers la mairie!!!!!

En chemin, je demandais aux passants, et c'est dingue la réaction apeurée lue dans leur yeux! Tu t'approches avec politesse et courtoisie (faut pas croire que je ne suis qu'une enfant sauvage :  je sais dire, bonjour, merci, siouplé, itou itou itou), mais le fait, qu'ils voient une nana qui traîne la jambe, et qui tient à peine debout (je commencais à être vannée), ils imaginent que je suis une tox?
De toute façon, à Paname, si tu dis bonjour, c’est que t’es pas normal, coin !

En tout cas m'ont bien démoralisée ces bobos parigos, tête de veaux servis sans sauce gribiche.

Les divers A/R, en plus de m’agacer, commençaient à pomper le solde entammé de mon energie, d’où mes problèmes d’orientation dignes d’une « japonaise qui débarque à Paris ».

Ma concentration était au plus bas. D'autant qu'avec mes problèmes d’équilibre et de vertige, je suis contrainte de marcher tête baissée, forcement, ça n’aide pas pour s’orienter, coin !

Je re re re re reviens sur mes pas, je trouve le bus 69 qui semble desservir un arrêt s’approchant de ma destination (soit la bonne la rue), sauf qu’il n’avançait pas pour causes d’éboueurs, une rue sur 1 voie, et de samedi sortie parisienne. Bus bondé, bien évidemment, sinon ça ne serait pas drôle.

 

Résultat : après 1h de marche (avec cette heure de marche, j’étais exemptée dimanche des 30 mns de marche par jour), arrivée rampante et suintante, le brushing foutu, et zygomatique gauche figé par le stress, me confondant d'excuses, et ne pas savoir où mettre ma gene (j'avais mon sac Bensimon, elle ne rentait pas dedans, donc je l'ai gardée sur moi!). C'était l’heure de fermeture, mais l’artiste qui exposait, et que je connaissais, a attendu sa dernière cliente.

Il savait que je trimais pour venir (il a suivi mon périple au téléphone. Pour vous dire à quel point j’étais vannée et peu attentive : même en arrivant dans la bonne rue, j’ai trouvé le moyen de la prendre dans le mauvais sens, et c’est seulement lorsque je suis arrivée au niveau du numéro 65 que j’ai réalisé mon enième erreur de la journée-je devais me rendre au numéro 14 !).

Donc après m'avoir attendue jusqu'à pas d'heure, l'artiste, qui a une vie de famille, a tout de même pris le temps de me parler de ses œuvres et de me laisser aussi le temps de les les parcourir, et le proprio du loft où l’exposition se tient, n’a pas trop râlé sur les heures supp.
L’illustration que je vou
lais « modern art has a key » avait été vendue, mais je me suis repliée sur la composition de mon triptyque perso, avec 3 messages « art is too boring for Tv+back to the classic+the day before ».

Je vous remets le lien FB de l’expo, à découvrir jusqu’au 01er novembre :

http://www.facebook.com/note.php?note_id=42516360803

 

Et encore, je ne vous raconte pas mon Lonely planet dans le trou du Choisy d’il y’a 1 mois, de grands moments de montée d’agoraphobie couplée à de la misanthropie, coin !

 

 

Notes pour plus tard :
1-ne jamais oublier mon p
lan tant que je n’arrive à  télécharger les itinéraires sur mon Palm

2-ne jamais écouter les indications des passants, ou arriver à déceler le doute et/ou la véracité dans leur regard…

17:21 Publié dans Moumoune en mode Bulot | Lien permanent | Commentaires (1) |

Commentaires

"Samedi, j’ai décidé de me mettre un coup de pompe au derrière et avais prévu de passer au salon « des livres, des blogs », puis de me rendre par la suite à une exposition dans le quartier.

Non seulement je n’avais pas pris de plan, mais en plus, j’avais mal noté une adresse (à ma défense, je n'avais bu qu'un seul café lors de ma prise de note).
Pour le salon, pas de souci, c’était à la mairie du 11e, juste à la sortie de la bouche du métro, bien que le trajet,

un samedi, ait été Survivor!

C’est à 18h, lorsque je suis sortie du salon, que le périple commença.

Aujourd’hui, j’en rigole, mais samedi je frôlais le "femme au bord de la crise de nerfs", d’autant que je vais avoir mes règles, et c’est une période d’incontinence lacrymale (celle où je chiale même devant Garfield le film)… quitte à faire des a/R à pettons, pendant 1h, j’aurais bien remis la main sur tous ceux qui m’ont mal orientée, pour leur mettre un coup de pompe dans le tibia, et qu’ils sentent ce que c'est de marcher en boitant, et de leur apprendre à indiquer un chemin qu’ils ne connaissent pas. Purée, mwa quand j'ai un doute, je m'abstiens."

Je crois que je vais adorer relever chacune de tes péripéties, ça m'éclate lol



"Témoignage : En sortant de la mairie, j’ai vu qu’il y’avait un tabac, j’avais besoin de cigarettes (d’autant que je n’avais pas fumé durant 3h). Je m’y rends, et en sortant, j’ai fais l’erreur qui m’a amenée à la lose, nan au drame plutôt!"

Ah la clope...ça me rappelle du temps ou je fus jeune et ou je fumais lorsque j'ai décidé d'arrêter au lycée. Bref, on s'en fout ^^

"Je suis tombée sur 2 clients du tabac qui fumaient leurs clopes dehors, qui m’ont donné 2 infos contradictoires.
Evidemment, je râle "messieurs si vous n’êtes surs, dites le moi, j’ai difficulté à marcher, po envie que vous me baladiez ".

Là-dessus, ils bafouillent quelques excuses, et reviennent sur leurs indications "Oui bah nan, en fait il faut que vous descendiez vers la mairie ". (le pire, et je ne le savais pas encore, c'est que l'un des deux m'a indiqué le bon chemin, mais ils se chamaillaient à savoir qui avait raison, et ça m'a soulée)"

T'es incroyable, même dans la rue t'arrives à te prendre la tête avec des gens mdr

"En redescendant la petite rue du tabac, j’ai réalisé qu’ils n’avaient pas l’air d’avoir bu que du tang (10 mns, c'est le temps minimal pour que mon cerveau traduise!),"

Ah ça va tu percutes rapidement je trouve :-)

"et que je devrais pitetre tempérer mes agacements, certes spontanés, mais un peu secs, l’un d’eux faisait 2m78 en hauteur, et 1m90 de large."

2m78 et 1m90...tu seras pas marseillaise par hasard?? ^^

"J’arrive au niveau de la mairie, et on m’indique que c’est plus bas du côté de Bastille (il était déjà 18h30). Pendant que je longeais les trottoirs retrecis de la rue de la Roquette, tentais de me faufiler entre les terrasses, les poubelles sorties, et les promeneurs, une lueur de lucidité!"

Ce témoignage des plus merveilleux montre à quel point la capicité de réflexion de l'Homme est faramineuse. Tu percutes toi-même que tu te plantes malgré les indications des deux bonhommes. On appelle ça le libre arbitre...
C'est beau la psychologie :-D

"Mon hyppocampe stimulé a été recherché dans ma mémoire un peu en berne (vu que j'ai aussi une amnésie partielle) : berdel de morde,la rue folie mericourt, c’est une rue près d’Oberkampf, et ça n’avait rien à voir avec la Bastille, putain, faut que je remonte vers la mairie!!!!!"

Tout ça pour ça, effectivement.

"En chemin, je demandais aux passants, et c'est dingue la réaction apeurée lue dans leur yeux! Tu t'approches avec politesse et courtoisie (faut pas croire que je ne suis qu'une enfant sauvage : je sais dire, bonjour, merci, siouplé, itou itou itou),"

Ah ouais??? Sans dèc???
Merde alors, j'aurais pas cru ^^

"mais le fait, qu'ils voient une nana qui traîne la jambe, et qui tient à peine debout (je commencais à être vannée), ils imaginent que je suis une tox?"

J'imagine la scène. je suis mort de rire. Ca doit faire bizarre de passer pour un junkie...^^

"De toute façon, à Paname, si tu dis bonjour, c’est que t’es pas normal, coin !"

Quelle idée aussi d'être polie à Paris....

"En tout cas m'ont bien démoralisée ces bobos parigos, tête de veaux servis sans sauce gribiche."

Rooooooooooooooooooo!!! Quelle impolitesse. Tu vois, l'attitude parisienne commence à venir :-D

"Les divers A/R, en plus de m’agacer, commençaient à pomper le solde entammé de mon energie, d’où mes problèmes d’orientation dignes d’une « japonaise qui débarque à Paris ».

Ma concentration était au plus bas. D'autant qu'avec mes problèmes d’équilibre et de vertige, je suis contrainte de marcher tête baissée, forcement, ça n’aide pas pour s’orienter, coin !"

Effectievemnt, ça n'aide pas forcément. Tu peux aussi t'orienter les yeux fermés, ça marcherait peut être (ouais je sais, ça c'est de l'humour limite, mais j'aime bien l'humour noir. Pardon d'avance si je t'ai blessé ;-))

"Je re re re re reviens sur mes pas, je trouve le bus 69 qui semble desservir un arrêt s’approchant de ma destination (soit la bonne la rue), sauf qu’il n’avançait pas pour causes d’éboueurs, une rue sur 1 voie, et de samedi sortie parisienne. Bus bondé, bien évidemment, sinon ça ne serait pas drôle."

Ma pauvre, t'as vraiment pas de pot quoi...



"Résultat : après 1h de marche (avec cette heure de marche, j’étais exemptée dimanche des 30 mns de marche par jour), arrivée rampante et suintante, le brushing foutu, et zygomatique gauche figé par le stress, me confondant d'excuses, et ne pas savoir où mettre ma gene (j'avais mon sac Bensimon, elle ne rentait pas dedans, donc je l'ai gardée sur moi!). C'était l’heure de fermeture, mais l’artiste qui exposait, et que je connaissais, a attendu sa dernière cliente"

L'heure de fermeture??? Là c'est abusé quand même mdr

"Il savait que je trimais pour venir (il a suivi mon périple au téléphone. Pour vous dire à quel point j’étais vannée et peu attentive : même en arrivant dans la bonne rue, j’ai trouvé le moyen de la prendre dans le mauvais sens, et c’est seulement lorsque je suis arrivée au niveau du numéro 65 que j’ai réalisé mon enième erreur de la journée-je devais me rendre au numéro 14 !)."

Des cours de mathématiques s'imposent.
Allez...1...2...3...4...5..6...7...8...9...10.....Ouaiiiiiiiiiiiis

Allez demain on apprend jusque 20 ^^

"Donc après m'avoir attendue jusqu'à pas d'heure, l'artiste, qui a une vie de famille, a tout de même pris le temps de me parler de ses œuvres et de me laisser aussi le temps de les les parcourir, et le proprio du loft où l’exposition se tient, n’a pas trop râlé sur les heures supp.
L’illustration que je voulais « modern art has a key » avait été vendue, mais je me suis repliée sur la composition de mon triptyque perso, avec 3 messages « art is too boring for Tv+back to the classic+the day before »."

Bon au moins t'auras pas tout paumé, tu auras récupéré une oeuvre, c'est pas si mal

Je vous remets le lien FB de l’expo, à découvrir jusqu’au 01er novembre :

http://www.facebook.com/note.php?note_id=42516360803



Et encore, je ne vous raconte pas mon Lonely planet dans le trou du Choisy d’il y’a 1 mois, de grands moments de montée d’agoraphobie couplée à de la misanthropie, coin !





Notes pour plus tard :
1-ne jamais oublier mon plan tant que je n’arrive à télécharger les itinéraires sur mon Palm

2-ne jamais écouter les indications des passants, ou arriver à déceler le doute et/ou la véracité dans leur regard…"

Merci pour ces formidables conseils ;-)

Ecrit par : David70 | 30.10.2008

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